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Ca Mino Di Ca

299 days ago
Entrevue-ElisabettaC 31:01 FR Sylvia https://commonsspace.hackpad.com/Entretien-ElisabettaC-UI34xrMsmy0 terminé
Entrevue-KevinF 19:03 ANG Nicole https://commonsspace.hackpad.com/Transcription-commonsWSF-Kevin-Flanagan-aE0QEEInPbK terminé
Entrevue-ElisabethP 24:54 ESP (Silke) Please Add Link! : You can to create it. cannot promise to do this before mid October Someone need to do it if you can't Silke. Mid october it's  really late for our calendar.
 
Nicolas
  • On n'a pas de couleurs possibles dans les pads .. ou bien ?
Stéphanie L
  • Alors, on fait une copie du texte dans un document texte (open, libre, word, etc.) et on partage en pdf?  Autre idée?
 
Nicolas
  • à quoi correspond le tableau ici ?
Stéphanie L
  • L'étape précédente était la transcription. Ici, c'est l'étape de la sélection. Autrement dit, ici, tu prends la responsaiblité d'écouter l'enregistrement ou de lire la transcription (ou les deux ensemble) pour sélectionner le contenu à garder dans l'assemblage du projet vidéo selon la ligne directrice présentée au-dessus .
 
DONE - Semaine 14/08 
 
***Semaine du 29/08***
  • Fin de la transcription
  • Sélection / ecoute/ fin de transcription
 
299 days ago
Unfiled. Edited by Ca Mino Di Ca 299 days ago
Je crois que les élus ont une meilleure connaissance de la question des communs, ça c'est sûr, car cette question a émergé de façon plus coordonnées, donc c'est un sujet qui est de plus en plus débattu et en même temps parce qu'il y a des cas "heureux" où les élus viennent effectivement d'une expérience d'activisme eux même, comme par exemple le cas de Barcelone. Il est normal que ce type d'élu soit plus intéressée par le sujet car c'était déjà leur sujet avant de devenir des élus. Mais ce n'est pas uniquement dans ce cas, cela arrive aussi dans d'autres villes, où les relations sont renforcées, parce que les élus sont sensibles au sujet. Je pense par exemple à la ville de Napoli, où il y a eu récemment une délibération de la mairie, qui n'est qu'une étape d'un processus plus long - pour le faire bref, en 2011 juste après le référendum sur l'eau en Italie, l'un des juristes qui étaient impliqués dans la formulation de la question référendaire et qui était aussi dans la même commission qui avait élaboré la définition juridique des biens communs, Alberto Lucharelli a été, lors des élections en 2011 à Napoli, nommé comme adjoint au maire pour la question des biens communs. Il y avait donc un "assessore beni communi". Il y a eu tout un processus de municipalisation des services en eau à Napoli et à cette époque a commencé tout un débat parce qu'il y avait des espaces occupés par des activistes qui faisaient de la formation sociale et culturelle, . Donc c'est un processus qui d'abord a apporté la reconnaissance par la mairie du rôle joué par cet activiste et tout récemment, il y a un mois et demi, il y a eu cette délibération de la mairie de Napoli, dont le texte était très intéressant parce que... En fait c'est une délibération qui concerne la gestion d'espaces. Il y a d'autres cas en Italie, en Europe où la mairie donne un espace en gestion à des activistes. Dans ce cas c'est plus intéressant car cela fonctionne à l'envers. Ce n'est pas la mairie qui donne un espace à 
Ca C des activistes, une organisation, un groupe, la mairie reconnait via cette délibération que un certain nombre d'espaces à Napoli sont de facto des beni communi parce que la communauté qui gère cette espace les a construits et reconnus comme beni communi et donc la mairie reconnait que certains lieux spécifiques sont des beni communi. Puis après elle s'occupe de comment les gérer, de comment les mettre en règle du point de vue légal. Mais le fait est qu'ils reconnaissent le changement de statut d'un espace, qui était simplement un espace abandonné puis occupé, et que cette délibération reconnait cet espace comme beni communi. Et ceci n'est pas un parcours qui vient des élus qui étaient des activistes eux mêmes. Le maire de Napoli est certes quelqu'un de très intéressé par les questions sociales, mais ce n'est pas lui, ce n'était pas un activiste. Ce n'est pas le cas de Ada Colao qui était une activiste elle-même. Donc il est vrai que les élus sont de plus en plus sensibles, intéressés, conscients par cette question et à la fois des élus qui étaient activistes eux-mêmes, mais aussi d'autres. Donc c'est plus vaste, et ça donne aussi des opportunités pour une vision plus large, même au niveau européen. Et là aussi ça se connecte d'une façon ou d'une autre à l'intergroupe parce que le fait qu'il y ait une ville qui mette en place une procédure officielle avec de tels résultats est quelque chose qui, en principe devrait pouvoir convaincre d'autres municipalités de le faire, et apporter des outils pour "copier" le processus dans d'autres contextes.
 
26'45
Question
On peut imaginer que l'espace intergroupe parlementaire européen soit un espace où se croisent différentes initiatives pour féconder différentes politiques européennes. C'est très ambitieux ça. 
 
27'01 
Et oui. Disons que c'est très ambitieux. D'un autre point de vue, tous les changements sociaux ou politiques sont très ambitieux. On vise le plus haut possible et on voit ce qu'on arrive à faire, mais si on vise trop bas, on risque de rester trop bas donc l'idéal, mais cela s'applique en principe à tous les intergroupes, l'idéal serait exactement ça : que l’intergroupe soit un espace parlementaire où les politiques échangent des compétences politiques, juridiques sur tout, et même avec des effets pratiques, sur le plan des déclarations, des prises de position, qui utilisent de la meilleure manière des expériences qui viennent de chaque pays d'où viennent ces parlementaires. Donc oui c'est très ambitieux. Je pense que le problème de la législature au niveau du parlement européen reste tout de même quelque chose de très court, car c'est une courte période et il y a beaucoup de bureaucratie à gérer là dedans. Mais c'est quand même un processus qu'il faut commencer d'une manière ou d'une autre. Et je pense qu'il faut profiter le plus possible de l'espace qui existe.
 
28'40
Question
Pour toi, le défi aujourd'hui de la société civile, pour réussir cette implémentation des communs en politique, c'est quoi?
 
28'54
Alors je veux préciser une chose : quand je parle des opportunités qu'offre l'existence de l'intergroupe, je veux pas dutout dire que la société civile doit, au niveau des changements politiques, se concentrer uniquement sur ce qui se passe au parlement européen. Car il y a beaucoup plus de choses  à faire à l’extérieur du parlement européen. Si on devait choisir où concentrer le plus de lobbying, moi je me concentrerais plus sur les administrations locales. Mais en même temps, je pense que créer des relations, même à l'échelle européenne, cela peut faciliter l'ampleur du débat et l'échange. Je le précise car sinon on prend le risque de se concentrer uniquement sur comment entrer en relation avec l'intergroupe, et on oublie que dans la réalité quotidienne des activistes du commoning, l'Europe, ou plutôt le parlement européen, est très loin. C'est beaucoup plus intéressant d'opérer au niveau du territoire. Mais je trouve que exactement pour ce qui est l'Europe à ce moment là et pour la crise qui a touché l'Europe, c'est bien en même temps de renforcer les liens, les réseaux entre les différents mouvements, au moins pour s'échanger des expériences et pour mettre en place des pratiques communes. Donc je trouve qu'un équilibre entre les différents niveaux, c'est la chose la plus importante à l'heure actuelle. 
 
 30'50
 Merci beaucoup.
 
 30'51
 Merci à toi.
 
 

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